On ne peut pas s’arrêter là!
Grâce à vous, vos dons, votre aide, votre générosité, nous avons pu rénover l’école Jana Jagriti de Thatibanhyang. Les travaux que nous avons largement avancé en mars 2026, ont été achevés en mai.
Il s’agit d’une vraie métamorphose.

Après avoir vécu ces 3 semaines intenses dans le village auprès des femmes, des familles, il ne m’est pas possible d’arrêter l’histoire ainsi.
C’est pourquoi, toujours avec le concours de l’asso « Un objectif pour demain » et l’asso népalaise « Neem », je vous propose d’aller plus loin pour ce village.
Deux nouveaux projets :
– une laverie communautaire pour améliorer le quotidien des femmes
– un laboratoire de sciences (physiques, naturelles) pour que les élèves puissent bénéficier d’un enseignement pratique, les fameux TP de collège ou lycée
Projet 1 — Une laverie communautaire pour les femmes
Elles se lèvent avant l’aube. Elles préparent, elles nourrissent, elles organisent. Puis elles partent travailler. Des heures durant, souvent debout, souvent dehors. Et quand la journée touche à sa fin, quand d’autres pourraient souffler, elles enfilent leurs bottes et rejoignent leur terrain pour cultiver les légumes qui nourriront la famille ce soir.

Mais ce n’est pas encore fini.
Sur la place du village, les femmes de Thatibhanjyang s’agenouillent une dernière fois. Les mains dans l’eau froide, le dos courbé vers le sol, elles frottent, tordent, rincent. Le linge de toute la famille, à la main, comme chaque semaine. Comme depuis toujours. Quelle que soit la saison. Quelle que soit leur fatigue. Quel que soit le froid qui descend des montagnes le soir venu.
Ce n’est pas une image du passé. Ce n’est pas une exception. C’est leur quotidien, aujourd’hui, dans ce village de 600 habitants niché au Népal.
Nous avons passé deux semaines à Thatibhanjyang. Nous les avons vues. Nous avons écouté. Et nous avons compris qu’avec peu, on pouvait changer beaucoup.
Nous souhaitons construire une laverie communautaire équipée de :
- 3 machines à laver grand format
- Une installation électrique et de plomberie complète
- Un accès à l’eau
Un membre du village sera en charge du fonctionnement de cet espace. C’est aussi la création d’un emploi local. Pour une participation symbolique, toutes les familles pourront y accéder et les femmes se déchargeront d’une corvée épuisante.
Projet 2 — Un laboratoire de sciences pour les enfants
À Thatibhanjyang, les enfants vont à l’école. Ils sont curieux, vifs, attentifs. Ils veulent apprendre, comprendre, découvrir, comme tous les enfants du monde.
Mais quand vient l’heure des sciences, quelque chose manque. Pas la volonté des enseignants. Pas l’envie des élèves. Ce qui manque, c’est le matériel. Ce sont les outils. Ce sont les expériences qui font qu’un concept abstrait devient soudainement réel, concret, vivant.

Ici, les sciences s’apprennent sans manipuler, sans observer, sans expérimenter. On décrit l’eau qui bout sans jamais voir le thermomètre monter. On parle de la lumière sans jamais la décomposer. On explique la croissance des plantes sans jamais en planter une. La théorie, encore et toujours, sans la pratique qui l’ancre, qui l’illumine, qui la rend inoubliable.
Pourtant, un enfant qui touche, qui teste, qui se trompe et recommence, c’est un enfant qui comprend vraiment. C’est un enfant qui développe son esprit critique, sa curiosité, sa capacité à résoudre des problèmes. Des qualités qui ne servent pas qu’en classe. Des qualités qui servent toute une vie.
L’accès à une éducation scientifique de qualité ne devrait pas dépendre de l’endroit où l’on est né. Pas à Thatibhanjyang. Pas ailleurs.
Nous souhaitons créer une salle dédiée aux sciences pour les élèves de l’école du village, un espace pour :
- Observer, manipuler, expérimenter
- Aborder les sciences de façon concrète et ludique
- Développer leur curiosité et leur esprit critique
