Un réveil gourmand et studieux

Coucou, petit point de la journée. Ce matin, pour me faire plaisir, Anita a préparé des kodoko Chapati (les crêpes au millet). Hum, avec du miel !

Avec l’aide de Naran, elle a ensuite installé deux grandes bâches pour étaler le colza qui était sous le kiosque afin de finir de le sécher. D’ici demain ou après-demain, il faudra le battre.

Puis, vers 9h30, j’ai salué tout le monde. Juliette est passée, c’était très sympa. Nous sommes ensuite descendus à pied avec Basanta jusqu’au kiosque à nouilles, où le pick-up 4×4 nous attendait, chargé de sacs de ciment et de seaux de peinture.

La route vers les sommets

Dipak nous a rejoints et nous avons pris la direction de Thatibhanjyang par une route qui n’en a que le nom. Il s’agit principalement d’un chemin très cahoteux qui secoue pas mal.

On traverse de petits villages, ou plutôt des hameaux avec des maisons de-ci de-là, de la forêt et, de temps à autre, la vue s’ouvre sur la vallée et les montagnes : c’est superbe. À la sortie d’un virage, nous apercevons enfin Thatibhanjyang et son école.

Un accueil protocolaire et chaleureux

Le directeur nous accueille dans son beau costume. Nous attendons que les préparatifs de la cérémonie d’accueil soient terminés. Une dizaine de chaises sont alignées au fond de la cour, au soleil. À l’ombre du bâtiment abritant la cuisine et la salle des professeurs, des bancs sont installés pour les familles, principalement des femmes de tout âge. Dans la cour, les bancs pour les élèves sont placés, puis déplacés, pour être finalement positionnés face aux dix chaises.

On nous invite, Basanta, Dipak et moi, à prendre place sur l’une de ces chaises au soleil. Il fait plus de 29°C. On nous apporte un parapluie pour nous protéger de la chaleur, mais il nous faudra très vite l’abandonner pour la suite des événements.

Cérémonies et traditions

La maîtresse de cérémonie commence le discours, suivie par le directeur pédagogique de l’école. S’ensuivent la remise des colliers de fleurs et le Tika (la marque de poudre rouge sur le front, apposée avec les doigts). La maîtresse de cérémonie annonce ensuite différents groupes de femmes, chacun portant une tenue traditionnelle spécifique. Tour à tour, elles viennent nous appliquer le Tika et nous remettre des colliers de fleurs, ou nous les déposent directement dans les mains. Je prends le temps de saluer et de remercier chacune d’entre elles.

On me demande de dire quelques mots au micro. Basanta traduit alors mes remerciements pour leur accueil, exprime mon plaisir d’être enfin parmi eux après ces six mois d’attente et mon impatience de commencer les travaux.

Partage et festivités

Nous enchaînons avec des séries de photos interminables avec chaque groupe. C’est une situation troublante, car nombre de ces femmes souhaitent ensuite une photo seule avec moi. Entre-temps, on nous déplace à l’ombre afin que nous ne « desséchions » pas.

Une jeune fille de l’école d’environ 16 ans nous propose une danse sur une musique sortant d’une enceinte digne des plus grands mariages, puis ce sont les enfants plus jeunes qui rejoignent le spectacle. Une jeune femme me prend ensuite par la main ; je ne sais pas encore de quoi il retourne à ce moment-là, puis Basanta me dit que je vais devoir danser…

Installation et état des lieux

Après un nouveau moment de flottement, nous apprenons enfin dans quelle famille je serai hébergée. Je serai à 20 mètres de l’école. Il a été décidé de rester au village plutôt qu’à Dadran pour m’éviter les 20 minutes de moto matin et soir. Nous déjeunons finalement d’une soupe de nouilles améliorée, car il est trop tard pour cuisiner un Dal Bhat. Nous prendrons d’ailleurs tous nos repas, petit-déjeuner compris, à la cantine de l’école.

Après avoir rencontré Debbie et sa maman, je rejoins Basanta et Dipak pour faire le tour des classes. Le chantier est colossal. Après avoir photographié les différents lieux, nous partons pour une balade qui grimpe en direction du col. La vue sur la vallée est somptueuse, même si la brume de chaleur nous empêche de profiter pleinement du spectacle.

Le chantier, lui, ne commencera que demain.

One thought on “Mon arrivée à Thatibhanjyang”

  1. quel accueil digne d’une princesse👸. toutes ces fleurs, photos, vivement que le chantier commence👏 hâte de te voir manier la pelle et le pinceau😉

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