Lundi 23

J’ai passé une bonne nuit chez Jay et Sabita. Une douche, un café, un moment avec les filles, des œufs préparés par Jay accompagnés d’un thé. Encore un milk tea (moi qui ne voulais pas boire grand-chose en vue des 8h de bus qui m’attendent…). Nous prenons quelques photos, Sabita lance une vidéo TikTok, tous les Népalais en sont friands.

Et puis, c’est l’heure de partir : Sabita m’applique le Tika, m’orne d’une écharpe pour me souhaiter bonheur et santé. Jay prend mon sac de voyage sur l’épaule : la photo est sublime dans la rue, devant le champ de blé encore vert, son teint buriné, le sac jaune, la lumière du matin et son sourire.

Nous rejoignons la rue principale, le bus ne tardera pas à arriver. Une quinzaine, une vingtaine de bus passent et nous proposent le trajet pour Katmandou. Le bus réservé arrive enfin, il est 8h45 ; c’est un bus touristique avec des sièges en velours inclinables, certainement extraits de sofas. Jay m’accompagne dans le bus, on se salue, on s’enlace : c’est un dernier au revoir au village, en quelque sorte.

Les premiers kilomètres sont douloureux, tout fait mal. Les messages de Debbie et Bindu arrivent comme des soleils, s’inquiétant de savoir si je vais bien, si je suis déjà dans le bus, si ma nuit s’est bien passée. J’admire le paysage, ses vallons, ses collines, ses rivières et, tout à coup, de l’autre côté du bus, quelques clichés magiques des sommets des Annapurnas. Pause déjeuner de 25 mn, pause café, air conditionné poussé au maximum… le bus se transforme en réfrigérateur, heureusement j’avais prévu ma veste et mon étole.

Nous arrivons enfin à Katmandou, terminus du bus à la gare routière. Shanker m’attend, il est venu avec sa moto. Il charge mon sac à dos (sur lequel nous avons accroché mon sac de couchage) sur son torse, je prends mon sac de voyage sur mon dos, et nous voilà partis, version épique, dans la circulation de Katmandou jusqu’à l’hôtel.

Je passe cette fin de journée seule à déambuler dans les rues, à profiter une dernière fois de l’ambiance. Je pousse jusqu’à Durbar Square qui revêt une toute autre allure aujourd’hui, sans la foule de la journée Holi.

Je m’offre une petite nostalgie, même si cela ne date que de deux semaines : je retourne prendre un milk tea dans cette cour intérieure insoupçonnée, seulement fréquentée par des Népalais. Shangham nous y avait conduites, Juliette et moi.

Je retrouve Shanker à 19h. Nous retournons au restaurant du premier soir, il se régale de momos, et moi de mon ultime Dal Bhat. Préparation des bagages. Suvaratri.

En ce qui concerne le projet de Thatibhanjyang, après y avoir passé deux semaines et longuement échangé avec Shanker de Neem, je souhaite que nous apportions aux femmes de ce village (600 habitants) un confort nécessaire. Après leur journée de travail, elles se rendent sur leur terrain pour cultiver les légumes, puis elles font leur lessive à la main sur la place du village.

Nous pouvons les accompagner davantage en créant une « laverie » équipée d’électricité, d’un accès à l’eau et de trois machines à laver grand format qui serviront à toutes les familles du village. Une personne serait en charge du fonctionnement, cela créerait un emploi, et pour une somme symbolique, les femmes se déchargeraient d’une épuisante corvée. J’attends confirmation du budget de ce projet et vous tiendrai bien sûr informés.

Restez branchés sur le blog : prochainement (dès mon retour), je vous parlerai davantage de l’asso Un objectif pour demain, de l’association Neem et de l’agence Neem Trekking.

À très vite.

One thought on “Un dernier au revoir”

  1. l’histoire ne peut pas s’arrêter là, comme ça au pied d’un bus en partance.
    Déjà un « nouvel objectif pour demain » trotte dans ta tête !
    je te reconnais bien là, Nadège.
    Bon voyage de retour et à bientôt.

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